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Perméabilité à l'air

Consommateur de plus de 40 % de l’énergie en France,le secteur du bâtiment a un rôle important à jouer dans la maîtrise de l’énergie,dont un des points cruciaux est la perméabilité à l’air.
C’est dans le contexte de contructions qui devraient être de plus en plus économes en énergie que se pose avec pertinence la question de la perméabilité à l’air de l’enveloppe.
La perméabilité à l’air des bâtiments commence à faire l’objet de contrôles,notament dans le cadre du label BBC Effinergie.
Chaque source possible d’infiltration d’air dans le bâti doit donc être identifiée et traitée par les entreprises qui interviennent sur le chantier,chacune dans son métier.
Où peut-on trouver des fuites ?
Liaisons façades et plancher
Liaison mur-dalle sur terre-plein,liaison mur-dalle sur plancher en partie courante,plancher haut…
Meunuiserie extérieures
Seuil de porte palière,seuil de porte-fenêtre,liaison mur-fenêtre au niveau du linteau…
Équipements électriques
Interrupteurs sur paroi extérieur,prises de courant sur paroi extérieure…
Trappes et éléments traversant les parois
Trappe d’accés aux combles,aux gaines électriques…
A noter qu’il suffit de quelques fuites diffuses pour dégrader considérablement les performances énergétiques d’un bâtiment.
Comment mesurer la perméabilité à l’air ?
Le principe du test de la perméabilité à l’air consiste à créer une différence de pression entre l’intérieur et l’extérieur du bâtiment.Un flux d’air est généré par cette dépression ; il s’agit alors d’extraire des volumes d’air connus et de mesurer les différences de pression.Un des test pratiqués est celui de la porte souflante encore appelée blower door.Il existe également le perméascope,dont l’installation est plus simple.Il se branche directement sur une bouche d’extration de l’installation de VMC.Pour obtenir le label BBC Effinergie,la perméabilité à l’air ne doit pas dépasser 0,6 m3/h.m² en maison individuelle et 1 m3/h.m² en logement collectif.Cette mesure est réalisée sous un écart de pression entre l’intérieur et l’extérieur de 4 pascals,conformément à la réglementation thermique 2005.
Quelques autres techniques de détection des fuites :
.Thermographie infrarouge : elle permet de mettre en évidence les fuites d’air et les défauts d’isolation (ponts thermiques ou absence d’isolation),mais elle ne fait pas la différence entre les deux sources de déperdition thermique. Cette technique est uniquement qualitative et non quantitative,et les écarts de températures entre l’intérieur et l’extérieur du bâtiment doivent être supérieurs à 10 ° C.
. Poire à fumée : beaucoup plus simple d’application,elle consiste,comme son nom l’indique,à identifier les mouvements d’air à l’aide de la fumée contenue dans une poire.
Quelques pistes d’amélioration possible
En construction neuve : la phase de conception joue un rôle aussi important que la phase de réalisation.Il est donc essentiel de sensibiliser toute la chaîne des intervenants à la problématique de la perméabilité à l’air,voire de mettre en place un système de suivi de chantier spécifique.
En rénovation : des solutions existent comme le colmatage des orifices apparents,le remplacement des joints déteriorés ou le traitement des prises et du tableau électrique.
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